Coup de gueule : article qui reflète les idées de Pascalin suite à ce qu’il a vécu, et n’engage que lui

Il y’a des histoires qu’on peine toujours à croire, même une fois conté. Celle-ci est assez incroyable, et en peu de temps que cela s’est déroulé, je redescends tout juste de cette dernière.

Il y’a 3 semaines de ça, filant un coups de main pour vider un immeuble de ces biens (car travaux/vente en cours), je tombe sur ce très jolie vélo que l’on me donne. Je ne venais pas en tant que mécano vélo, mais on me connaît comme cycliste et mains pleines de cambouis, donc on me l’a proposé, je l’ai pris pour l’asso.

Pour Plan B, c’est une des missions qui peut nous être demandé et que nous réalisons : parc de vélos d’une résidence à vider, dans les cours ou cave d’immeubles, etc… Nous ne faisons que récupérer les vélos, et débarrasser l’espace décidé par les gestions de copro, de syndic, etc… Nous ne gérons même pas la découpe des cadenas dans ce type de cas. Mais dans notre histoire, ce n’était de toute façon pas du tout l’enjeu. Nous avions l’accord, ils n’étaient pas attachés, nous les avons pris.

Personnellement, j’ai équipé ce Raleigh d’une petite cagette pour le petit chien, et je l’utilisais quotidiennement. Mais comme tout vélo rentrant dans le parc de vélo de Plan B, ces derniers ont comme objectif d’être remis en circulation via des réparations si nécessaire, et surtout le proposer à l’achat. Comme tout vélo Plan B, ils sont achetable. Tout vélo fabriqué ou récupéré par Plan B seront proposé à l’achat pour toutes personnes le souhaitant.


Vendredi 4 mars, vers midi, en bas de chez moi, je retrouve le vélo attaché avec un autre antivol n’étant pas le miens, et un petit mot dessus. Ma journée était remplis de petites missions, et j’étais pas mal « juste » pour la suivante, et rien que de me retrouver face à cette situation, cela m’a fortement agacé. Le mot disait que cette personne avait reconnu son vélo, volé il y a 2 ans, et que je devais le rendre, son numéro, et son prénom : appelons le Jean. J’appel Jean par tel, le pélo arrive : la 50aine, cheveux gris, vu sa deguène, sans doute cadre, ou travaillant dans des bureaux. Il me fait sa petite histoire de celui qui connaît son vélo et qui a des sentiments. Blablabla… Très agacé, je lui montre ma bonne foie en parlant de Plan B et que je ne cherche pas à l’arnaquer. Il ne m’écoute pas vraiment, et ne veux pas détacher l’antivol. Moi, voulant vraiment utiliser le vélo ce jour là, et n’ayant encore moins la patience pour ses histoires, je vais même à lui montrer ma carte d’identité!!! Que lui ne fera pas bien sûr, dans l’histoire, JE suis le malhonnête, vu que j’ai SON vélo, tellement que c’est logique… Après quelques autres phrases échangées, mon cher camarade (lui a essayé de m’appeler ainsi…) Jean, décide de détacher le vélo. On échange encore quelques mots, lui toujours aussi méfiant, je lui ai dis qu’on se contacterait. Ce qu’on a fait, mais monsieur exigeait d’avoir son vélo le soir même. N’ayant toujours aucunes preuves de son histoire et que la personne m’ayant permis de récupérer ce vélo me disait que le vélo y était depuis au moins 2018 dans l’immeuble, j’ai décidé en tout état de cause, de ne pas lui donner (ça ne correspondait pas totalement avec son histoire).

Les jours d’après, seulement par communication SMS, Jean m’a menacé, et accusé de recel, et « que je devais surtout pas faire le con ». Je lui ai redis ma position sur la situation, les détails sur le fait que je l’ai récupéré, et que je voulais des photos qui me prouvent un peu son histoire, surtout qu’il me disait que c’était en rétro-pédalage – qui n’est pas le cas. Je ne vais pas donner un vélo au dernier venu qui me dit qu’il s’agit du siens. Cela semble logique, mais Jean ne l’entendait pas de cette oreille (comme j’avais pu le constater lors de la première rencontre). Même sur son vol, le vélo aurait été pris directement dans son garage, donc effraction et papier d’assurance en conséquence : nan rien, pas de date, j’en saurai rien -> je suis un receleur, je n’ai pas à le savoir j’imagine (sans doute serait-il capable de m’accuser de ce vol)…

Mardi 8 mars, buvant mon café à midi à La Plaine, et le vélo à côté de moi. Je surprend quelqu’un qui monte sur le vélo, pour partir avec. Je me lève de manière précipité et surprise, et en arrivant sur le côté, à son niveau, et celui du vélo, pendant que la personne essayait de partir avec le vélo, je reconnais Jean : « T’es sérieux mec?! » Lui ai-je lancé, et sur le coups, je sais que je me suis arrêté sur ma lancé (pas de coups sur le vélo ou autre pour l’arrêter), tellement blazé sur la situation qui s’offrait devant moi. Lui ne s’est pas empêché de me foutre un coups de poing avec l’élan, qui fera tomber mes lunettes et les casser. Génial!!

On me dira le lendemain, quelqu’un ayant vu la scène, et me connaissant comme Plainard depuis des années, qu’il aurait pu l’arrêter, mais vu ma réaction, il s’est dit que c’était quelque chose inter-perso. Il m’a sous entendu aussi que avec les vélos collections, revente, toussa, toussa… Oui, mais comme je dirai plus bas, ça ne nous concerne pas! Merci pour les étiquettes!

A l’heure que je publie cet article, je n’ai pas de retour de Jean, sans doute content de son coups et en total satisfaction d’avoir récupéré « son » dit vélo après m’avoir sans doute espionné et suivis avant de passer à l’attaque. Ambiance! Ambiance!


A Plan B, nous ne gagnons pas d’argent. L’association est à but non lucratif, et nous arrivons, après bientôt 2 ans, à enfin trouver un équilibre au niveau financier. Ce n’est pas toujours évident, et en usant de débrouillardises, et d’appels collectifs, nous avançons petit à petit. Ce n’est pas à coups de billets que cette asso fonctionne et avance. Elle avance par le travail, la régularité, et la détermination de ses bénévoles, animé par leurs convictions et l’attache du bien fondé des missions servis par l’asso. Nous rappelons que à ce jour, et depuis son existence, l’asso est sans subventions.

L’horreur revécu par cette histoire, c’est le mépris et l’insulte du manque de considération de l’individu et de notre association. La remise en question : de l’honneteté de nos cadres d’oeuvrage et avec, ceux de nos contacts avec qui nous accomplissons les missions de l’asso; et les paroles transmises par ses bénévoles (ma personne dans cette histoire). Nous ne sommes pas une boutique ou des gens faisant leurs petit business. Nous sommes des acteur•ices du vélo solidaire et participatif et nous oeuvrons dans ce cadre là. Nous méprendre sur nos intentions est une insulte ! Ne pas permettre d’en discuter et d’échanger à ce sujet est signe de bêtises et prouve le manque de considération pour autrui et pour ce qui l’entoure.

Jean est un fada, un gaga à ces temps perdu, et qui ne laisse pas indifférent – son repondeur télephonique est un sacré exemple. Être « un cycliste » comme Jean me disait, ne permet pas de bloquer et menacer des gens car il s’agit de son vélo (soit-disant). Que je sois ou non un cycliste ne changera rien. J’agis comme il me semble juste, et la première des choses, c’est : nan, je donne pas mon vélo au premier venu. Vient pas m’agresser avec ton histoire et ton vécu. J’y suis pour rien, respecte-moi. Je l’entends, et on trouvera une solution dans ce cas. Mais ce qu’il en a été dans cette histoire, c’est sa personne, son ego qui prévaut, je ne suis rien, une sombre merde qui a forcément été dans le jeu de subterfuge de la saisis de son vélo. Et suite à cette info, je ne jouait que le jeu de quelqu’un qui voulait l’argent à tout prix, un simple receleur. Des infos sur son vélo, ou du vol? rien… je n’étais vraiment rien pour lui. Son vélo « fait à copenhague ». Oui, et alors?! ça excuse tout? Si t’as les moyens de mettre autant d’argent sur un vélo, ça ne me regarde pas, je n’y suis pour rien. Le vélo, chez moi, je le personifie pas. Je peux comprendre qu’il peut avoir de l’attache sentimental, mais pas au dépend d’autrui. Sinon, moi au prochain coups, ce n’est pas à coups de texte que je réagirai.

C’est ça dans l’histoire qui me vénère et je me suis dis qui pourra se reproduire, tant Marseille est asujet au vol, et aux embrouilles. Nous ne sommes pour rien, et nous remettons des vélos en circulation à bas coût POUR le bon fonctionnement de l’asso (payer les frais nécessaires) et tout simplement, ce sont nos objectifs : être un appuie du vélo populaire sur Marseille, à prix bas et solidaire. Nos actions sont suffisament précaire (comme dis, peu d’argent, et beaucoup de débrouilles) et nous n’avons pas une énergie démesuré, et ce genre d’histoire viens juste à contre courant de celle-ci. Elle vient la ralentir, elle va contre elle, et ce n’est pas nous aider que de nous faire vivre ça. Ce n’est pas « juste » d’imposer et coller le vol vécu par soit, à notre asso. Nous n’en sommes pour rien, nous savons que cela existe, à Marseille ou ailleurs, mais nous n’avons pas besoin de subir cela au sein de notre groupe : pour l’intérêt et le bien du groupe (nous aussi, des vélos nous ont été volés, c’est ainsi!). Jean a pensé même, et écris, qu’on avait de la chance qu’il ait récupéré son vélo : sinon il aurait porté plainte, à moi et l’asso!! Tiens, voyons! Vas’y dans ta démarche! Qu’on rigole!

Cette histoire m’a prit la tête, mais pour le bien de mon énergie, précieux et non inépuisable, j’ai décidé de ne pas aller plus loin que ce texte (qui n’est pas rien, et qui m’a pris quelques heures et jours en relecture). Il y’a des choses plus importantes autour de moi et de cette asso, que je ne peux me résigner à perdre mon énergie face au dernier chamboulement passé sous le nez. Je ne pense pas moins : « Ordure! »

One Reply to “À ces fadas d’ici et d’ailleurs”

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