
Whaou c’est l’été !

Ya plus personne dans les rues alors on en profite ! Quand on arrive en ville le bitume fond sous nos vélos-rafiots, nos biclous-ratés, nos bécanes-hurlantes, nos VTT tout terrain.
Hé ouais car cette année a été riche. Tout du long notre côte en bourse a grimpé. Et a explosé en juin. Mois où la petite reine a faillit être inscrite au patrimoine galactique de l’UNESCO.
Alors c’est vrai qu’on démarrait en septembre avec les yeux un peu humides. Plusieurs bénévoles étaient partis vers d’autres cieux, appelé.es qu’iels étaient par les grandes capitales européennes ou par une envie de changer d’ère. Heureusement certain.es ont du mal a décrocher. Faut dire que l’odeur du cambouis, les reflets du soleil dans les catadioptres du samedi matin, le son de FIP qui grésille, le café qui vous brûle les doigts, ça ne s’abandonne pas sans regrets !
Riche elle l’a été comment ?
- Bah déjà par une augmentation de loyer comme on les aime. Ça nous coûte maintenant 328 euros par mois de venir flâner dans notre palace à roulettes. On l’adore. Il a encore subit des aménagements étonnants ! Maintenant on a l’eau courante, une rampe qui sécurise l’escalier (heu vous confirmez l’équipe ?), des rangements qui se dérangent par cycles hasardeux, un nouvel établi et un petit bureau connecté (ah ah vous aviez pas remarqué). Les plus observateurs.rices auront noté la disparition de notre objet fétiche – le canapé taché – que certain.es ont escamoté discrètement au grand dam des plus ancien.nes. Mais bon, on a fini par s’y faire aux 2 mètres carrés gagnés.
- Plusieurs nouvelle.eaux bénévoles super déter nous ont rejoint.es. C’est grâce à elleux qu’on a pu faire tous ces travaux, que les permanences se déroulent encore malgré la crue de la Seine et qu’on continue à faire des récup de vélos de la Pomme aux Crottes (du début à la fin du tube digestif en fait).
- On a maintenant un vrai logo et des stickers. Vous avez dû le remarquer … petit à petit toutes les surfaces de la ville se recouvrent de notre blaz. On m’a même affirmé l’avoir vu dans les toilettes de l’intercité de nuit qui mène à Paris. À vérifier (et à accentuer).
- On continue à partager l’Étainselle (le local à l’arrière) avec nos plus chèr.es partenaires. Il y a toujours la Linofficine® qui enthousiasme un grand groupe de graveur.euses le mardi de 17h à 20h. La Cargofficine® qui s’évertue à concevoir tout ce qu’on peut avec des vélos. On se demande jusqu’où ça mènera. On les observe avec attention. Dans le lot se cache sûrement une version ratée d’Elon Musk. Ça c’est pour le lundi soir. On a même des cours de dzayriya à l’Arabofficine® le mercredi soir. Tout ce petit peau-pourri a participé à rendre l’Étainselle encore plus accueillante avec une cuisine qui gagne en fonctionnalités et des murs recouverts d’impressions bigarrées, poil au nez.
- De sombres sirs issus de la Cyclofficine® ont fait émerger un collectif de sensibilisation au vélo pour les plus jeunes. Iels se déplacent ou bien accueillent à l’atelier des petits groupes pour leur transmettre les bases de la rolapiction des freins et autres turpitudes vélocipédiques. Plusieurs interventions ont eu lieu en collège et ici. L’École du vélo® est née et ne demande qu’à se régulariser, pour les beaux yeux de Retailleau.

- Jusqu’à septembre 2024 le fonctionnement de l’atelier reposait sur un nombre rikiki d’épaules. Et l’équilibre était inconfortable malgré les moults séances de musculation spéciales trapèzes passées au basicfit. Et on est content.es parce qu’on arrive progressivement à répartir le poids sur plus de monde. Sur des cranes, des biceps, des quadris et j’en passe. Babouche nous remercie. On essaye aussi de gagner en transparence même si on sait que ça nous fragilise face à nos concurrents du CAC40. Vous trouverez à l’entrée de l’atelier un grand panneau qui répartit un peu les tâches, pistache.

- Et puis notre fierté ! Vous avez cru que j’allais oublier. Je me hâte de vous détromper. Pour de l’atelier célébrer ses 30 printemps, on a mis le paquet, on s’entend. Un brûlant jour de juin, la fête s’est tenue loin des embruns. Cumbia, atelier de linogravure, tombola, course de lenture, spectacle de magie, concours de montgolfière, sculpture de bougies, baignade à la rivière. La Belle de Mai s’est déplacée. On a même aperçu le Splendide d’Houx, la Noble d’Haie, le Grand Donc, le Gracieux d’Or, le Chic de Nih et la Pure Car. Que-du-beau-monde !

Et c’est pas fini !
On tient bon malgré le dérèglement climatique. Et on compte bien rester debout encore longtemps. Juste histoire de fêter les 40 ans. Ça fait depuis les prémices qu’on existe sans subventions aucunes, seulement grâce aux dons des usagèr.es et à la vente de vélos réparés par nous-mêmes. On fait les funambules sur la compta mais on a réussi cette année à se constituer 3 mois de loyer d’avance. De quoi tenir si la peste bubonique débarque encore.



Au mois d’août, plus de permanences régulières. On va tenter d’ouvrir mais ça se fera au compte-goutte. On vous tient au courant sur le canal signal. Si vous passez devant et que c’est ouvert, n’hésitez pas à introduire la tête. Et sinon on se retrouve au mois de septembre pour la première réunion d’information le 10/09 à 19h30 au local !

Je vous laisse avec une citation : « La vie c’est comme un vélo sans selle, ça fait mal au cul et ça fait du bien quand ça s’arrête » Napoléon à Sainte-Hélène


